Et voilà, une journée de plus.
Le temps file. Le temps passe. Il s’écoule. L’expression est connue. La sensation aussi.
Je ne pense pas que mes enfants soient déjà partis de la maison.
Ils ont le temps. Moi aussi. Ce serait bien de s’en souvenir et d’en profiter.
On court pour l’un, pour l’autre et parfois aussi pour les parents.
Il faut encore répondre à un tel puis prendre le rendez-vous (Oh zut ! il n’y a plus la place que je souhaitais
!). Cela semble parfois sans fin.
Heureusement, il y a des moments de répit, de pause, d’attente.
Je me souviens qu’il est important de respirer, de se poser et juste de profiter.
Clairement, ces derniers jours, cela n’a pas été facile.
Je le fais avant tout pour moi.
Je le fais aussi (mais ensuite) pour ma famille.
Je sais qu’ils vont y arriver, peut-être autrement ou via un chemin détourné, mais ils y arriveront.
20261012
2026-10-13, g. -
Et voila, premier week-end de compétition. Midi a fait sa première. Le stress, l’attente et l’envie de faire bien étaient bien présents. On regarde Papa, on essaie, on se donne.
Matchs gagnés, matchs perdus. Peu importe en réalité. Le plus important se trouve ailleurs : la sensation de se dépasser, de voir autre chose, de faire autrement, de montrer à son parent ce qui est possible, de créer du lien avec les autres enfants présents qui sont déjà passés par là, revenir plus tard sur ce qui a été et ce qui doit être retravaillé, sentir l’épée, sentir l’adversaire, sentir le score et le timing.
Tout cela, c’est nouveau. Les semaines normales, rien de tout cela n’apparait. Il pense gagner; il est dans les anciens. Mais cela ne suffit pas; il en faut plus : ne pas succomber à la peur et à la pression, rester dans le jeu, ne pas douter.
C’est une expérience pour lui.
Moi, j’ai véçu cela il y a deux ans avec Maxi. Cela reste pregnant car il doit expérimenter puis construire et enfin consolider, que ce soit en bon ou en mauvais.
Cela, je sais que je ne peux pas le faire à sa place. Je peux l’y aider, lui donner les conseils, ou même le pousser. Mais une partie lui appartient. C’est cela qu’il doit apprendre. Et j’ai envie de le lui laisser.
Retour le lendemain avec Maxi.
Parti trop tôt, nous avons attendus avant le début plus d’une heure.
Cela m’a permis de voir que Maxi n’est pas encore un adolescent. Il y arrive petit à petit mais pas encore.
Le temps viendra : je le sais. Je profite entre temps de cet espace savoureux et de connexion. J’ai envie que cela se prolonge (mais pas éternellement, non).
Bientôt, il démarre : 6 matchs. Je suis à ses côtés : chaque match, je suis là. Je ne peux rien dire. Je ne suis probablement pas la meilleure personne pour faire des commentaires. Il est seul sur la piste.
Je me demande si, en réalité, le combat est plus contre lui que contre l’autre. Il fait des beaux tirs; l’autre aussi.
Au final, deux victoires sur six matchs. Ce n’est pas terrible. Nous ne sommes pas tous des champions.
Il était assez confiant au départ. Il l’est un peu moins actuellement.
Les résultats tombent : il continue dans le tableau.
Sauf que je vais me rendre compte, que je n’ai pas compris le fonctionnement du tableau. Je ne suis pas le seul. L’entraineur nous explique à moitié. Ce n’est pas hyper clair mais je me fais un schéma en tête : l’idée est que les enfants tirent un maximum en ayant quand même des gagnants à la fin de la journée.
Le système est bizarrement construit mais soit, c’est ainsi.
Nous revoilà donc parti pour des matchs supplémentaires. Maxi rentre plus dans les matchs. Je sens le sérieux, l’envie et peut-être même de la hargne. Chaque attente est un supplice car il ne faut pas sortir de la compétition.
Il en a envie. Il me demande. Je lui refuse. Non, ce n’est pas le moment. Je me rendrais compte que d’autres enfants gèrent cela autrement. À repenser car nous sommes là pour s’ammuser avant tout (même si, soyons honnête, une victoire sur le podium est toujours plaisante).
Paf ! Il tombe. Il se fait mal. Il ne bouge pas. Il ne pleure pas.
Son pied, juste son pied. Est-ce que cela va aller ? Va-t-il pouvoir continuer ? Quid de sa rééducation ?
L’arbitre lui accorde 5 minutes maximum de repos. L’adversaire prend l’affaire calmement. Maxi a l’air d’aller bien. Il se remet sur pied. Fausse alerte ! Ouf !
Il continue. Il finit son match.
Encore un autre. L’entraîneur vient le conseiller. Maxi a compris ce qu’il doit faire. Dans l’action, il n’a pas facile à rester concentrer sur les conseils. 8-8
Le match se finit au premier à 10. L’entraineur lui rappelle ses conseils. Cela ne suffira pas. Il perd pied et veut attaquer. L’adversaire marque un point : 9-8.
On rappelle la technique et il repart. Il avance, il fente et … l’adversaire marque le point : 10-8.
C’est fini pour aujourd’hui. C’est décevant car il aurait pu aller plus loin; en tout cas, d’un cran.
Il est content de lui; je suis content aussi.
Il est fatigué; moi aussi.
Je veux rentrer; je pense que lui aussi.
Retour à la maison après 60 minutes de voiture.
Je suis lessivé. J’ai hâte de me poser sauf que la vie de famille ne s’arrête pas là. Nous reprenons la route à quatre pour notre dernière activité de la journée.
20261009
2026-10-09, g. -
Ce matin, Maxi descend dans la salle à manger à moitié réveillé. Il a son ours en peluche avec lui.
Il s’installe à table à côté de moi. Je lui prends son ours pour le faire parler.
L’ours a beaucoup de réparti. Il ne se laisse pas faire et adore taquiner Maxi.
Chez nous, toutes les peluches peuvent parler. Ils ont de la réparti. Ils adorent faire des blagues et tourner
en dérision leur enfant. Parfois, ils peuvent même devenir des brillants combattants (vous n’avez pas idée de
l’étendue de leur connaissance en kung-fu/karaté/boxe/ninja).
Ces moments sont des moments d’intimité.
Tout le monde sait que les peluches ne parlent pas. Et pourtant, que ce soit mes enfants ou ceux des autres, ils
se laissent porter par ces peluches que je tiens comme des marionnettes. Ils sont un moyen (parmi d’autres) pour
faire passer des messages, qu’ils soient sérieux ou difficiles.
Les enfants recoivent normalement un ours (leur ours !) à 2 ans.
Puis, au fur et à mesure, ils prennent ou non d’autres peluches en plus :
Maxi a son ours et a récupéré un écureuil obèse;
Midi a son ours et a récupéré un loup (lui, par contre, ne parle pas; il ne fait que grogner/hurler);
Mini a, en plus de son ours, une panoplie de peluches : panda, tigre, petit ours, chien, … Il les accumule
et passe de l’un à l’autre.
Ce matin, nous avons bien rigolé. Cela l’a réveillé.
Entretemps, Mini est arrivé et a profité du spectacle.
20261007
2026-10-07, g. -
La langue française est compliquée.
Une des raisons est qu’elle n’a jamais vécue sa simplification comme l’ont fait par exemple le néerlandais ou l’allemand. Ne me parlez pas de la réforme de 1990 qui ne simplifie pas tout.
De fait, le français traine de vieilles casseroles, qui, aujourd’hui, permettent de marquer les personnes (socialement ou selon leur neurotypicité).
Frangraf propose une simplification. Ce n’est pas la seule démarche. Cie Chantal et Bernadette propose le spectable La Convivialité qui parle également de cette thématique.
Il y a peu de chances que ce soit accepté, surtout avec l’idée que certains se font sur l’orthographe des jeunes.
20261006
2026-10-06, g. -
J’ai toujours rêvé d’apprendre l’allemand.
J’ai commencé (juste commencé) avec la méthode Assimil. Je ne suis pas parvenu à la fin.
Je suis tombé sur différents témoignages d’apprenants.
Ce qui revient, c’est l’immersion la plus grande, même en tant qu’adulte. Certaines personnes font 4 heures de langue étrangère par jour.
Je suis sceptique sur la démarche et la manière de faire. Bref.
Il existe aujourd’hui des podcasts pour tous les niveaux.
En allemand, sont mis en avant :
le site de la BBC ; ils proposent d’autres langues. Ce n’est plus mis à jour récemment par contre.
Le Goethe Institut est aussi une ressource pour trouver des ressources (ou des cours).
Le sub German de Reddit donne également plein de ressources.
Pour l’instant, c’est mis de côté. Je me concentre sur le néerlandais.
20260928
2026-09-28, g. -
Toilette … ?
Oui, toilette !
Lors d’une discussion avec de parents, j’ai été étonné d’apprendre que certains parents avaient des
remarques sur les toilettes.
Rapide coup de sonde auprès d’autres parents et de mes enfants ! Le constat est simple : il y a quelque chose à
faire.
Et effectivement, c’est dommage que cet endroit de l’école reste un point noir.
Je me suis rappelé qu’il y a une dizaine d’années, la Fondation Roi Baudouin avait fait un appel à projet autour
de cette question. Un parent m’a renvoyé vers leur site par coïncidence.
C’est toujours en cours vu qu’un appel à projet a eu lieu pour 2026-2027.
Le projet s’appelle Ne tournons pas autour du pot.
Je trouve dommage que ce sujet reste d’actualité dans les écoles.
Ce sera un point de discussion avec l’école.
Tant Maxi que Midi doivent préparer des dictées.
Chacun dans sa langue et son niveau de difficulté.
Ce que je constate au travers des dictées (mais pas que), un système (en tout cas, une école) se base sur des livres et des supports établis par un éditeur. C’est carré, beau, limpide. Le professeur
passe du temps à donner cours plus qu’à préparer son cours.
Dans l’autre système (ou école), les professeurs préparent chacun individuellement ses cours. Ils prennent donc du temps pour cela en dehors de la classe mais aussi en classe (pas de correctif à
distribuer aux élèves, pas de support informatique pour que les élèves puissent revoir eux-mêmes, pas de référentiel commun à travers les années, …).
Dans ce deuxième système, les professeurs s’échangent aussi des préparations, Internet facilitant énormement les choses.
À tel point que les parents peuvent retomber sur le support que le professeur utilise.
Nous en avons fait l’heureuse expérience l’an passé où un professeur a utilisé des résumés créés par un parent d’une autre école et diffusés sur Internet.
Cette année, ce sont les dictées préparées de Midi : elles viennent d’un site internet. Jusque là, pas de soucis. Sauf que le support contient non seulement, les mots à apprendre mais aussi les
phrases d’exercices et … les phrases d’évaluation.
Autrement dit, il est possible de faire étudier à Midi les phrases et attirer son attention sur toutes les petites fautes qu’il pourrait commettre, quitte à ce qu’il étudie par coeur au lieu
d’apprendre les règles.
En conclusion, j’aime bien le partage. Toutefois, il serait temps de se questionner sur le support fourni et utilisé par les professeurs.
Faut-il réellement réinventer la roue ?
20260925 - vélo
2026-09-25, g. -
Maxi a changé d’école cette année.
Cela lui fait un gros changement : nouveaux copains, nouvelle langue, nouvelle école, *nouveau trajet, …
Oui, ce trajet est est différent : au lieu de traverser la rue, sa nouvelle école se trouve à 4.5km.
Nous avons décidé qu’il y aille en vélo.
Et ?
Cela marche plutôt bien. Pas totalement bien. Juste bien.
Certains jours, il y va et revient seul. D’autres jours, il faut l’y conduire car il y a d’autres activités
après et qu’il est plus facile/rapide que nous le reprenions soit en voiture soit en vélo.
Je me rends compte qu’en fait, il aime bien le vélo.
Le vélo ou le vélo ‘utile’ ?
On peut aimer faire du vélo mais cela dépend le contexte : soit pour le plaisir et faire des ballades soit
utiles pour faire des courses ou se déplacer avec un but autre que le loisir.
Ce matin, il est parti avec moi et … avec son nouveau vélo. C’est une récupération de la famille qui est
passé à la révision chez le magasin de vélo.
Il va falloir que je m’accroche car il avance plus vite qu’avant.
Un autre aspect de ce changement : cela nous donne plusieurs fois par semaine des moments juste à deux, quand
bien même nous pédalons.
Nous avons 15-20 minutes ensemble où l’on peut discuter, échanger et s’exprimer. J’ai l’impression de (re-)créer
du lien avec Maxi. C’est un vrai plaisir pour moi ce petit moment avec lui.
Avantage collatéral : je fais un peu plus de vélo.
Je me rends compte que ce petit moment sportif au matin me donne une autre impulsion. Je me suis mieux réveillé.
20260923
2026-09-23, g. -
Je cherchais un site qui montre à quoi ressmeble potentiellement la lecture pour un dyslexique.
Je ne suis pas retombé sur celui que je cherchais mais j’ai trouvé celui-ci : This is how reading can feel..
Il faut lire le préambule (qui est trop petit) :
Please read this first. Dyslexia is neurological and differs from person to person. It is not literally “moving letters” for everyone, and this is not a diagnostic tool or a medical model. Severalof these effects also overlap with Irlen Syndrome (also called scotopic sensitivity or visual stress) — a perceptual processing difference, distinct from dyslexia, in which text can appear to blur,swirl, double, or move, and which is often eased by colored overlays or tinted lenses. Low vision readers report some of these experiences too — Letter fragments, Blur / focus drift, and Crowdingamong them — and some ease them with prescription glasses. It is a simulation of some commonly described visual experiences, meant to build empathy — nothing more.
Traduction automatique :
Veuillez lire ceci en premier. La dyslexie est neurologique et diffère d’une personne à l’autre. Ce n’est pas littéralement des « lettres en mouvement » pour tout le monde, et ce n’est pas un outilde diagnostic ou un modèle médical. Plusieurs de ces effets se chevauchent également avec le syndrome d’Irlen (également appelé sensibilité scotopique ou stress visuel) – une différence detraitement perceptif, distincte de la dyslexie, dans laquelle le texte peut sembler flouer, tourbillonner, doubler ou bouger, et qui est souvent atténuée par des superpositions colorées ou deslentilles teintées. Les lecteurs de basse vision rapportent également certaines de ces expériences – fragments de lettre, flou / dérive de concentration, et crowding parmi eux – et certains lesapaisent avec des lunettes de prescription. C’est une simulation d’expériences visuelles communément décrites, destinées à construire l’empathie – rien de plus.
En somme, il ne faut pas tout activer et peut-être relativiser (est-ce que toutes les lettres b/d/p/q sont inversées systématiquement?).
Les lettres qui bougent est souvent repris mais ne semblent ni systématiques ni aussi rapides.
Si l’on prend l’option Letter scramble, c’est un exercice pour un adulte non-dyslexique qui n’est pas compliqué. Le cerveau n’a pas besoin de toutes les lettres dans l’ordre. La première et la
dernière sont par contre très importantes.
Bref, cela reste une simulation.
Cela permet de se dire que la dyslexie est une anormalité vu que tout le monde ne l’est pas et qui est fatiguante.
Reste à savoir ce qui peut être mis en place (outre de la logopédie).